Vous avez repéré le ferry Saint-Nazaire Gijon en préparant un voyage vers l’Espagne ? Je comprends totalement l’idée. Sur le papier, cette traversée avait tout pour plaire : moins de route, une arrivée directe dans le nord de l’Espagne, et cette impression de commencer les vacances dès le port.
Le problème, c’est qu’il y a un vrai piège : la ligne n’est actuellement plus assurée. Avant de construire tout votre trajet autour d’un ferry impossible à réserver, autant remettre les choses à plat : ce qui existait, pourquoi cette liaison plaît encore aux voyageurs, et quelles alternatives choisir aujourd’hui.
Le ferry Saint-Nazaire Gijon existe-t-il encore ?
À la date de rédaction, en juin 2026, il n’y a pas de traversée en ferry entre Saint-Nazaire et Gijon ouverte aux voyageurs. Les pages de réservation peuvent encore ressortir sur Google, mais elles indiquent généralement que la liaison n’est plus en opération ou qu’aucun départ n’est proposé.
C’est ce qui rend ce mot-clé un peu piégeux. On cherche les horaires, les billets de ferry, les horaires et les prix, parfois même le meilleur prix, mais on tombe surtout sur les traces d’une ancienne ligne. La traversée reliait Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, à Gijón, dans les Asturies. Elle était connue comme une autoroute de la mer entre la France et l’Espagne, avec une vraie logique maritime : embarquer véhicules, passagers et fret pour éviter une partie de la route.
Mon premier conseil est donc très simple : ne considérez pas le ferry de Saint-Nazaire comme une option disponible tant que vous ne voyez pas une réservation officielle ouverte par un transporteur clairement identifié. Un comparateur peut afficher une route ancienne, mais la disponibilité d’un navire, les cabines, les horaires des ferries et les conditions d’embarquement doivent être confirmés par une compagnie active.
Pourquoi ce ferry entre Saint-Nazaire et Gijon était autant recherché ?
Si cette ligne est encore recherchée, ce n’est pas par hasard. L’idée du ferry entre Saint-Nazaire et Gijon était vraiment intéressante pour rejoindre le nord de l’Espagne sans accumuler les heures de conduite.
Pour une personne qui part seule, en couple, en famille ou avec une voiture bien chargée, prendre un ferry peut tout changer. On évite une partie des longs trajets, on dort ou on se repose à bord, et on arrive directement dans les Asturies, avec ensuite des possibilités vers la Cantabrie, la Galice, le Pays basque espagnol ou même vers le Portugal.
Les anciens avis ont donc un intérêt : ils montrent que cette ligne a réellement circulé, notamment avec LD Lines / GLD Atlantique. Certains voyageurs en parlaient comme d’une traversée pratique, même si elle pouvait aussi être agitée selon la météo. Sur un trajet maritime dans le golfe de Gascogne, ce point n’est pas anodin.
La ligne a ensuite été suspendue. Elle relevait en grande partie d’un projet d’autoroute de la mer, pensé aussi pour le fret et les transporteurs, pas seulement pour les vacanciers. Quand on lit des pages encore en ligne aujourd’hui, il faut donc bien distinguer l’ancien service, les souvenirs de voyageurs, et la réalité actuelle.
Si vous partez maintenant : les alternatives vraiment réalistes

Pour un départ actuel, il faut donc choisir une autre option selon votre priorité : garder votre voiture, limiter le budget, éviter la fatigue ou gagner du temps.
Les prix mentionnés sont des ordres de grandeur à vérifier au moment de réserver, car ils changent selon la saison, les bagages, le véhicule, la cabine, les carburants, les péages et l’anticipation.
- La route en voiture reste l’alternative la plus réaliste si vous voulez arriver à Gijón avec votre propre véhicule. Comptez environ 970 km depuis Saint-Nazaire. Sur le papier, cela peut se faire dans la journée, mais en vrai, avec les pauses, les repas et la fatigue, je prévoirais plutôt 10 à 12 heures. Côté coût, l’ordre de grandeur est autour de 150 à 220 € pour carburant et péages. Si vous ajoutez une nuit d’hôtel pour couper le trajet, on passe plutôt sur une enveloppe de 230 à 380 € selon l’hébergement choisi. Les haltes les plus logiques sont vers Bordeaux, Bayonne, Biarritz, Saint-Sébastien, Bilbao ou Santander.
- Le ferry vers Santander ou Bilbao est l’option la plus proche de l’esprit “je prends la mer pour éviter la route”, mais ce n’est pas un remplacement direct du Saint-Nazaire / Gijon. Les traversées actuelles depuis la France partent plutôt de Roscoff ou Cherbourg et peuvent passer par l’Angleterre. Pour 2 personnes avec voiture et cabine, il faut au minimum compter plusieurs centaines d’euros. Un tarif d’appel peut tourner autour de 350 €, mais selon la saison, la cabine, le véhicule et les disponibilités, le budget peut vite monter vers 500, 700 € ou plus. C’est intéressant si vous voulez vraiment voyager en ferry et arriver plus reposée, moins si vous cherchez l’option la plus simple depuis Saint-Nazaire.
- Le bus est souvent l’option la moins chère si vous voyagez sans voiture. L’ordre de grandeur se situe autour de 70 à 150 €, avec environ 15 heures de trajet et plusieurs correspondances, souvent via Nantes, Bordeaux ou Oviedo. C’est cohérent si le budget passe avant le confort. En revanche, je ne la conseillerais pas à quelqu’un qui voyage avec beaucoup de bagages, des enfants ou l’envie d’arriver fraîche.
- Le train seul est possible, mais franchement peu pratique sur ce trajet. Il faut enchaîner plusieurs correspondances, parfois via Paris, Hendaye, le Pays basque espagnol puis León avant Gijón. Le budget peut grimper autour de 260 à 550 €, avec près de 20 heures de voyage. À ce prix-là, sauf contrainte particulière, je trouve l’option difficile à défendre.
- Le combo train + avion + bus peut être le plus rapide sur le papier. L’idée est de rejoindre Nantes, prendre un vol vers l’aéroport des Asturies avec escale, puis terminer en bus jusqu’à Gijón. L’ordre de grandeur est plutôt autour de 90 à 300 €, parfois plus selon les dates et les bagages. C’est à regarder si vous partez sans voiture et que vous trouvez un bon billet, mais ce n’est pas aussi fluide qu’un ferry direct.
Mon avis est donc assez franc : si vous partez depuis l’ouest de la France avec votre voiture, la route bien organisée reste aujourd’hui l’option la plus réaliste. Pas la plus poétique, peut-être. Mais la plus fiable. Si vous voyagez sans voiture, le bus est le plus économique, tandis que l’avion avec correspondance peut devenir intéressant si vous trouvez un bon prix. Et si vous rêviez surtout de l’expérience ferry, regardez Roscoff ou Cherbourg vers Santander ou Bilbao, mais en acceptant que ce soit plus long, plus cher et moins direct.
Si la ligne revient un jour : comment savoir si ça vaut le coup ?
La partie intéressante, c’est que cette ligne n’est pas seulement un souvenir. Une réflexion existe autour d’un retour de l’autoroute de la mer entre Nantes Saint-Nazaire et Gijón. L’idée étudiée concerne une liaison ro-ro entre les deux façades atlantiques, avec une logique de transport plus durable, notamment pour proposer une alternative au tout routier.
C’est encourageant, mais il faut rester prudente. Une étude de marché ne veut pas dire qu’un ferry circulera demain. Avant qu’un passager puisse réserver, il faut un transporteur, un navire, des horaires, des tarifs, une organisation portuaire, des conditions commerciales et une vraie ouverture des ventes.
Si la ligne revient, je regarderais surtout trois choses : le prix pour une voiture avec deux passagers, la possibilité de prendre une cabine, et les jours de départ. Le tarif ancien ne me semble pas assez fiable pour servir de repère aujourd’hui, car les coûts du carburant, du personnel, des navires et des services portuaires ont beaucoup évolué. En revanche, les offres actuelles vers l’Espagne donnent une idée : une traversée avec voiture et cabine peut vite se compter en plusieurs centaines d’euros.
Le ferry redeviendrait intéressant s’il permet de remplacer une grosse journée de route par une traversée confortable, sans exploser le budget. Mais s’il n’y a qu’un ou deux départs par semaine, des horaires peu pratiques ou un tarif trop élevé, la route restera plus simple pour beaucoup de voyageurs.
FAQ
Peut-on réserver le ferry Saint-Nazaire Gijon aujourd’hui ?
Non, pas actuellement. La ligne n’est pas ouverte à la réservation pour les passagers, même si certaines pages anciennes ou certains comparateurs peuvent encore apparaître dans les résultats de recherche.
Pourquoi trouve-t-on encore des avis sur le ferry Saint-Nazaire Gijon ?
Parce que la ligne a existé. Les anciens avis parlent d’une traversée réelle, mais ils ne doivent pas être utilisés comme preuve qu’un ferry circule encore aujourd’hui.
Quelle est la meilleure alternative depuis Saint-Nazaire ?
Si vous partez avec votre voiture, la route reste l’alternative la plus réaliste. L’idéal est de ne pas la subir d’une traite : prévoyez des pauses longues ou une nuit vers le Sud-Ouest, le Pays basque ou le nord de l’Espagne.
Existe-t-il un autre ferry pour aller en Espagne ?
Oui, mais pas directement depuis Saint-Nazaire vers Gijon. Les alternatives en ferry vers Santander ou Bilbao partent d’autres ports français, comme Roscoff ou Cherbourg, avec une escale en Angleterre selon les traversées.
La ligne Saint-Nazaire Gijón va-t-elle rouvrir ?
Une réouverture est étudiée, mais aucune réservation passager ne peut être considérée comme fiable tant qu’une compagnie n’annonce pas officiellement les horaires, les prix et les départs. Pour l’instant, il faut parler de projet, pas de service actif.