Comment réussir votre randonnée sur le chemin de Stevenson ?

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Par Elsa

Vous rêvez de marcher sur les traces de R.L. Stevenson et d’explorer les paysages sauvages des Cévennes ? Le chemin de Stevenson est une aventure unique qui offre à la fois introspection, nature et découvertes inattendues. Mais pour en profiter pleinement et sans stress, une bonne préparation est essentielle. Dans cet article, je vous partage mes meilleurs conseils, issus de mon expérience sur le terrain, pour vous assurer une randonnée agréable, sans galère et surtout inoubliable. Suivez le guide !

Préparation & équipement

Quelle préparation physique ?

Le chemin de Stevenson peut être exigeant, surtout sur les tronçons plus escarpés ou en montée. Bien que ce ne soit pas un parcours technique, une préparation physique minimale est recommandée, surtout si vous partez sur plusieurs jours d’affilée. Quelques sorties de randonnée avec un sac à dos chargé et sur des terrains variés permettent de mieux appréhender l’effort. Les étapes longues (20-25 km) peuvent être éprouvantes, surtout si l’on n’est pas habitué à marcher plusieurs jours d’affilée.

👉 Une marche régulière quelques semaines avant le départ, en terrain vallonné, peut suffire à bien vous préparer.
👉 Même les non-sportifs peuvent le faire, à condition d’adapter le rythme et de prévoir quelques jours de repos.

Chaussures, sac, vêtements : mes recommandations

Un bon sac à dos, confortable et adapté à la randonnée (autour de 30-40 litres), est essentiel. Pensez à choisir un modèle avec un bon système de ventilation pour éviter la transpiration excessive. Pour les chaussures, privilégiez des modèles étanches et robustes, avec une bonne adhérence (notamment sur les sentiers rocheux ou boueux). Assurez-vous qu’elles soient déjà bien rodées avant de partir.

Applis utiles, cartes papier ou GPS ?

Le chemin de Stevenson traverse des zones parfois peu connectées, où le réseau mobile peut être capricieux. Une application de randonnée telle que Komoot ou Visorando peut être utile pour se repérer et planifier ses étapes, mais n’oubliez pas d’avoir des cartes papier comme alternative. En cas de panne de batterie ou de mauvaise couverture réseau, avoir une carte traditionnelle dans votre sac est un gage de sécurité.

Dans quel sens faire le chemin de Stevenson ? Nord → Sud ou Sud → Nord ?

C’est l’une des premières questions que se posent les randonneurs : faut-il partir du Puy-en-Velay vers Alès, ou faire le chemin dans l’autre sens ? Même si les deux options sont possibles, le sens traditionnel reste du Nord vers le Sud, comme l’a fait Robert Louis Stevenson en 1878.

Nord → Sud : Le Puy-en-Velay ➝ Alès (sens recommandé)

C’est le sens le plus emprunté, et pour de bonnes raisons :

  • Progressivité du parcours : on commence dans les paysages vallonnés du Velay et de la Margeride, avant d’atteindre les zones plus escarpées des Cévennes. Cela permet de s’échauffer physiquement en douceur.
  • Suivre l’itinéraire historique de Stevenson : pour les amateurs de littérature et d’histoire, c’est une façon de marcher dans les pas de l’écrivain, qui a inspiré le nom du chemin avec son récit Voyage avec un âne dans les Cévennes.
  • Orientation soleil dans le dos : en marchant vers le sud, vous aurez souvent le soleil dans le dos, ce qui est plus agréable, surtout l’après-midi.
  • Marquage plus visible : le balisage GR (blanc et rouge) est généralement mieux positionné dans ce sens.

🚫 Inconvénient ? On garde les plus beaux panoramas pour la fin… mais cela peut justement être motivant !

À savoir : certains randonneurs choisissent de commencer non pas au Puy-en-Velay mais au Monastier-sur-Gazeille, point de départ historique de Stevenson. Cela permet d’éviter la sortie de ville, parfois peu agréable à pied, et les éventuels événements comme des fêtes médiévales, qui compliquent le stationnement.
🚗 Pour ceux qui viennent en voiture, une astuce simple : laisser un véhicule à chaque extrémité du parcours (par exemple, au parking gratuit du Champ de Foire à Alès et au parking près du cimetière au Monastier, qui ne gêne pas les locaux). Cela évite de dépendre des transports en commun et permet de randonner en toute liberté, sans contrainte horaire.

Sud → Nord : Alès ➝ Le Puy-en-Velay

C’est possible, mais ce n’est pas la voie la plus naturelle, ni la plus simple :

Avantage : commencer par les Cévennes, zone très sauvage et spectaculaire. Idéal si vous recherchez une entrée directe dans le vif du sujet.

Mais, il y a selon nous pas mal d’inconvénients :

  • Montée plus raide dès le départ : on attaque plus vite les fortes pentes, ce qui peut être difficile sans préparation préalable.
  • Vents dominants de face : dans ce sens, les vents peuvent parfois ralentir la progression.
  • Signalisation un peu moins visible : le balisage est principalement pensé pour être vu depuis le Nord.

En conclusion, si c’est votre première fois sur le chemin de Stevenson, privilégiez le sens Nord → Sud (du Puy-en-Velay vers Alès). Vous commencerez plus en douceur, suivrez le fil narratif du livre, et terminerez en beauté au cœur des Cévennes.

Hébergements sur le chemin de Stevenson : faut-il réserver ? quelles options ?

Le chemin de Stevenson (GR®70) attire de plus en plus de randonneurs chaque année, mais il reste beaucoup moins fréquenté que les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Cela se ressent notamment dans l’offre d’hébergement, plus limitée et souvent plus coûteuse.

Moins d’hébergements, mais souvent de qualité

Contrairement à Compostelle, où l’on trouve une auberge ou un gîte à presque chaque étape, le GR70 propose une offre plus restreinte. Les hébergements sont généralement :

  • des gîtes d’étape ou des chambres d’hôtes (souvent en gestion familiale),
  • des hôtels ou auberges dans les villages un peu plus grands,
  • et bien sûr le camping ou le bivouac, pour les plus autonomes.

💡 Les tarifs sont en moyenne plus élevés qu’en Espagne (pour ceux qui penseraient à Saint-Jacques-de-Compostelle) ou sur les chemins très fréquentés. Comptez environ 45 à 65 € la demi-pension en gîte, et plus pour une chambre individuelle.

Il est fortement conseillé de réserver à l’avance, surtout si vous partez en haute saison (juillet/août), si vous marchez en groupe ou si vous souhaitez des hébergements confortables avec repas. Il faut savoir que certains villages n’ont qu’un seul gîte ou un nombre très limité de lits. Attendre la dernière minute peut conduire à de longs détours ou à devoir marcher une étape supplémentaire.

réussir randonné chemin de stevenson

Que choisir : tente, bivouac ou gîte ?

  • Le gîte d’étape reste l’option la plus prisée : ambiance conviviale, repas partagés et confort minimal assuré (douche chaude, lit, parfois cuisine). Si vous visez cette solution, réservez à l’avance, surtout en haute saison : dans certains villages, il n’y a qu’un seul gîte (par exemple avant Chasseradès), ce qui peut vite devenir problématique si c’est complet.
  • Le bivouac offre plus de liberté et permet une immersion totale dans la nature. Il est toléré dans certaines zones, à condition de respecter quelques règles : pas de feu, installation en fin de journée, discrétion, et repli tôt le matin. Préparez-vous à être autonome en nourriture et eau, et n’oubliez pas une bonne tenue de nuit chaude, même en été : des vêtements longs et un duvet adapté sont indispensables pour ne pas grelotter une fois le soleil couché.
  • Le camping est un bon compromis pour profiter d’une douche, de l’électricité, et parfois même d’un coin cuisine. Ils sont peu nombreux sur le parcours, mais certains gîtes acceptent les randonneurs en tente dans leur jardin.
  • 💡 Beaucoup de randonneurs optent pour une alternance entre bivouac, camping et gîte, selon les étapes, la météo et la fatigue. C’est un bon moyen d’équilibrer confort, budget et liberté.

Hygiène en randonnée : comment rester propre… sans polluer

Après une longue journée de marche, se laver et enfiler des vêtements propres pour la nuit, c’est non seulement agréable, mais aussi un vrai plus pour le confort et le sommeil. Cela permet aussi de remettre le lendemain des habits secs et propres, en alternant.

🧼 Lavage du corps :
Si vous bivouaquez, évitez à tout prix de vous laver directement dans les rivières avec du savon, même s’il est biodégradable. Ces produits restent toxiques pour la faune aquatique (poissons, insectes, micro-organismes).
➡️ Préférez un lavage à l’écart du cours d’eau : utilisez un gant, une bassine ou une poche d’eau, et versez l’eau savonneuse sur la terre pour qu’elle soit naturellement filtrée.
En camping ou en gîte, profitez des douches à eau chaude pour un vrai moment de détente.

👕 Vêtements :
Un petit lavage des habits en fin de journée permet de les faire sécher pendant la nuit.
💡 Astuce : emportez une tenue légère et chaude dédiée au sommeil, à ne pas utiliser en journée. Cela vous garantit une sensation de propre même en cas de pluie ou d’habits trempés, et limite les risques de coup de froid.

Qualité de l’accueil : entre belles surprises… et quelques désillusions

Beaucoup de randonneurs gardent un excellent souvenir de l’accueil sur le chemin de Stevenson : hôtes chaleureux, repas maison, échanges humains authentiques. Dans certains gîtes, on retrouve une vraie convivialité, proche de l’esprit “chemin”.

❗Mais attention, l’offre limitée en hébergements (surtout en haute saison) peut aussi générer des abus : tarifs excessifs injustifiés, conditions strictes (horaires rigides, refus de randonneurs à pied sans réservation…) et même, comportements peu accueillants dans certains établissements.

Côté propreté, faute de concurrence, certains lieux se reposent un peu trop sur leur réputation.

Paysages et moments forts du parcours

Le chemin de Stevenson (GR®70) traverse des paysages d’une grande diversité : montagnes douces, forêts profondes, plateaux balayés par le vent, vallées encaissées, hameaux perdus… Chaque étape offre une ambiance différente, et certaines portions dévoilent de véritables panoramas à couper le souffle – comme ceux du mont Lozère, du Gévaudan ou des Cévennes méridionales.

🟢 Un sentier accessible et bien balisé
Pas besoin d’être un randonneur chevronné pour se lancer : si vous avez une bonne condition physique, le GR70 est tout à fait faisable.
Le sentier est globalement facile à suivre : le balisage rouge et blanc du GR est bien entretenu, car le chemin est fréquenté et bien connu des marcheurs.

⚠️ Attention tout de même : plusieurs GR se croisent sur certaines portions, et ils partagent parfois le même marquage rouge et blanc. Il peut donc arriver de prendre la mauvaise direction sans s’en rendre compte.

📱 En cas de doute :
– sortez votre carte IGN,
– ou utilisez une appli GPS comme Géoportail, Visorando, ou celle des Amis du chemin de Stevenson (pratique pour localiser points d’eau, hébergements, étapes).
Cette dernière est utile, mais incomplète sur certains tronçons (manque parfois d’infos sur les points de ravitaillement/logement).
🛰️ Bonne nouvelle : le réseau mobile est assez correct sur la majorité du parcours, et Google Maps fonctionne bien pour s’orienter rapidement.

Les étapes “waouh”

De nombreux randonneurs s’accordent à dire que la traversée de la Lozère, notamment sur les hauts plateaux du mont Lozère et dans la région du Pont de Montvert, est l’une des plus belles parties du chemin. Les gorges de l’Allier et les landes du Gévaudan sont aussi particulièrement spectaculaires.

Les plus beaux tronçons

  • Le Monastier-sur-Gazeille → Le Bouchet-Saint-Nicolas : première immersion dans les paysages volcaniques.
  • Langogne → Cheylard-l’Évêque → Luc : forêts profondes et ambiance mystérieuse.
  • Le Bleymard → Pont-de-Montvert → Florac : traversée du mont Lozère, paysages ouverts et sauvages.
  • Florac → Saint-Jean-du-Gard : descente progressive vers les Cévennes, ambiance méditerranéenne.

Étapes à éviter ou à raccourcir

Certains trouvent que la portion entre Chasseradès et Le Bleymard est un peu monotone comparée au reste, bien que cela reste subjectif. Les entrées ou sorties urbaines autour d’Alès sont également moins appréciées en termes de paysages. Selon votre temps disponible, ces tronçons peuvent être raccourcis sans trop de regret.

Portage des bagages : prestataire ou autonomie ?

Sur le chemin de Stevenson, vous avez deux grandes options pour gérer vos affaires : tout porter vous-même ou faire appel à un service de portage. Chaque solution a ses avantages selon votre niveau, votre budget et votre envie de confort.

Faire appel à un service de portage

Des prestataires comme La Malle Postale, La Pèlerine ou encore Compostel’Bus proposent de transporter vos bagages d’un hébergement à l’autre. Ce service est très apprécié pour marcher léger et éviter les douleurs de dos, notamment si vous partez sur plusieurs jours.
 Tarif moyen : comptez entre 8 et 12 € par bagage et par étape, selon le prestataire et la distance. Il est conseillé de réserver à l’avance, surtout en haute saison.

Porter soi-même ses affaires : mission possible 💪

C’est tout à fait faisable si vous avez l’habitude de marcher avec un sac à dos ou que vous partez avec un budget limité. De nombreux randonneurs choisissent de porter eux-mêmes leur équipement sur tout le chemin de Stevenson, à condition de bien s’organiser.

Poids recommandé :
Pas plus de 8 à 10 kg (hors eau et nourriture), soit environ 10 à 15 % de votre poids corporel.
Un sac à dos bien ajusté, avec ceinture ventrale et sangles de rappel de charge, est indispensable pour éviter les douleurs au dos ou aux épaules.

Astuce pour alléger son sac :
Faites vos courses au jour le jour ! Cela vous permet de ne pas trop vous surcharger en nourriture tout en profitant des spécialités locales : pâtés artisanaux, fruits secs, fromages, pain de pays…
De nombreux villages traversés par le GR70 disposent de petites épiceries ou de producteurs locaux.

Et l’eau ?
Pensez à prendre au moins 1,5 à 2 litres d’eau sur vous (voire plus en été).
Des points d’eau potable (fontaines, cimetières, campings, gîtes) sont disponibles régulièrement sur le chemin. Une gourde filtrante ou des pastilles purifiantes peuvent être utiles en autonomie.

Conseil : si vous êtes débutant ou partez avec des enfants, le portage par un prestataire peut rendre l’aventure plus agréable et accessible.

A propos de l'auteur
Elsa
Je suis la créatrice du site Belle(s) sans effort. Un site pour partager toutes nos astuces, bons plans et réflexions !

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