Le microblading est une technique de maquillage semi-permanent des sourcils : on dépose du pigment dans la couche superficielle de la peau grâce à un stylet muni de micro-aiguilles (effet poil à poil).
Le plus important après la séance, c’est de connaître les étapes de cicatrisation : l’apparence change beaucoup, et c’est normal.

Étape 1 : juste après la séance (J0 à J2)
Juste après la prestation, il est fréquent d’avoir une légère rougeur, une sensation de tiraillement, et des sourcils plus foncés ou plus “marqués” que prévu.
Si votre institut le recommande, vous pouvez nettoyer délicatement chaque sourcil avec une compresse propre et un peu de sérum physiologique, uniquement si nécessaire (pour enlever un éventuel surplus de pigment/lymphe). L’important est de mettre très peu de produit, de tamponner sans frotter, puis de laisser sécher à l’air. Si vous avez un doute, un coton-tige peut être plus précis qu’une compresse (et évite de trop humidifier).
Concernant l’hydratation, certaines praticiennes privilégient une cicatrisation “à sec”, d’autres un baume en couche très fine. Si vous êtes sur une cicatrisation “humide”, gardez une règle simple : micro-quantité. Trop de produit peut ramollir la zone, favoriser des croûtes plus épaisses et gêner la rétention du pigment.
Étape 2 : cicatrisation les 7 premiers jours
Étape 2 : les 7 premiers jours (J1 à J7)
La première semaine est souvent la plus importante : c’est là que vous protégez la zone au maximum.
Pendant 7 jours, évitez de :
- vous maquiller sur les sourcils ;
- mouiller abondamment la zone (et a fortiori l’immerger : bain, piscine) ;
- exposer vos sourcils à la vapeur ou à une forte chaleur (sauna, hammam, douches très chaudes), car cela peut dilater les pores et perturber le rendu ;
- faire du sport très intense (transpiration + humidité) ;
- toucher, gratter, “aider” les petites peaux à partir ;
- exposer la zone au soleil et aux UV.
Si votre protocole prévoit un nettoyage quotidien, faites-le très doucement (mains propres, produit non irritant si recommandé), puis séchez par tamponnement. Pour la crème/baume, si votre institut vous en a conseillé un, appliquez une couche ultra fine : l’excès peut saturer la zone et gêner la cicatrisation.
Étape 3 : après 7 jours (J7 à J30)
Sur cette période (environ 3 à 4 semaines), vous verrez souvent apparaître de fines croûtes ou des petites peaux. C’est une étape normale : la peau se renouvelle. Le point crucial est de ne pas gratter et de ne pas retirer les croûtes : si vous les arrachez, vous pouvez enlever du pigment avec, et créer des zones irrégulières. En général, ces pellicules tombent d’elles-mêmes en quelques jours (souvent entre 5 et 10 jours, selon les personnes).
Entre J7 et J20, beaucoup de personnes ont l’impression d’avoir “perdu” leur couleur. C’est fréquent : une nouvelle peau se forme au-dessus, la teinte peut paraître plus claire, puis elle revient progressivement. On commence à avoir une vision plus fiable du résultat vers J20 à J30, le temps que les cellules se régénèrent.
Si vous devez absolument maquiller vos sourcils, faites-le plutôt quand la peau est redevenue “intacte” (plus de croûtes/pellicules), et idéalement après validation de votre institut. Même passé J7, limitez autant que possible l’exposition aux UV, qui accélèrent l’éclaircissement des pigments.

Cicatrisation après la retouche
La retouche est souvent plus simple à vivre, parce que vous connaissez déjà les étapes. Les principes restent identiques : nettoyage doux uniquement si indiqué (sérum physiologique/compresse si besoin), protection (pas d’eau/vapeur/UV), et hydratation très légère si votre protocole le prévoit.
Quelle crème cicatrisante appliquer ?
Le plus sûr est d’utiliser le produit recommandé par votre institut. Si on vous conseille un corps gras (type vaseline) ou un soin cicatrisant spécifique, appliquez toujours avec modération : une couche fine suffit.
Les croûtes apparaissent plus tôt que prévu, que faire ?
Les timings varient selon les peaux. Ne changez pas tout votre protocole : n’y touchez pas, laissez tomber naturellement, et hydratez seulement si c’est prévu
Est-ce que ça marche sur une ancienne pigmentation ?
Cela dépend de l’ancienne dermopigmentation (couleur résiduelle, saturation, profondeur). Le mieux est de contacter votre institut avant de prendre rendez-vous (souvent une photo suffit pour évaluer).
J’ai l’impression d’avoir perdu ma couleur, c’est normal ?
Oui, c’est courant. La tenue dépend de la qualité du pigment, de votre type de peau, du respect des soins et de la phase de desquamation (qui peut emporter un peu de pigment). C’est justement l’intérêt de la retouche, souvent indispensable pour ajuster et uniformiser.
Quelle cicatrisation pour un microshading ?
La cicatrisation est globalement similaire (protection, pas d’UV, pas de grattage). La différence vient surtout de la technique : le microblading est en traits “poil à poil” (parfois un peu plus de rougeurs au début), tandis que le microshading fonctionne par points/ombrage et est souvent perçu comme légèrement moins invasif. On voit aussi des prestations “combo” (microblading en tête + microshading en queue) pour un rendu plus dense.