Comment se déroule une séance de EFT?

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Par Elsa

Vous avez entendu parler de l’EFT et vous vous demandez à quoi ressemble concrètement une séance ? Entre tapotements, émotions libérées et protocoles précis, cette méthode énergétique étonne autant qu’elle intrigue. Dans cet article, on vous explique pas à pas comment se déroule une séance d’EFT, pour vous permettre de mieux comprendre ce que vous pouvez en attendre… et comment elle agit en profondeur.

En bref, ce qu’il faut savoir :

  • Une séance d’EFT suit 3 grandes étapes : ciblage du problème, phrase de préparation et ronde de tapotements sur les points clés des méridiens.
  • Le praticien vous aide à vous connecter à vos émotions, à identifier les sensations corporelles et à libérer progressivement le blocage.
  • Même sans émotion apparente, l’EFT permet d’enlever les couches de protection, en douceur, pour retrouver un apaisement durable.

Séance d’EFT en 3 étapes

1ʳᵉ étape : cibler le problème

Tout commence par une question : « Que puis-je faire pour vous ? »
Vous êtes là parce qu’un blocage vous empêche d’avancer, mais il va falloir aller plus loin que “je manque de confiance en moi”. Il s’agit d’identifier une situation précise, une séquence passée qui déclenche une émotion bien réelle dans le présent.

Le praticien peut aussi vous interroger sur ce que vous ressentez physiquement (par exemple une boule dans la gorge ou un nœud dans le ventre). Vous devrez ensuite évaluer l’intensité de cette émotion sur une échelle de 0 à 10.

Ce n’est pas toujours simple, mais c’est essentiel. Pour vous aider, associez à votre problème ces 5 éléments :

  • l’émotion (ex. : la peur)
  • l’image la plus marquante en lien avec ce problème (ex. : une scène du passé)
  • les sensations physiques associées (ex. : oppression dans la poitrine)
  • les pensées négatives sur vous-même (ex. : “je suis nulle”)
  • l’intensité ressentie, sur une échelle de 0 à 10

C’est ce travail de centrage qui servira de base à toute la suite de la séance.

2ᵉ étape : la phrase de préparation

La deuxième étape consiste à stimuler un point spécifique appelé point karaté, situé sur le tranchant de la main (droite ou gauche, selon votre préférence). Pendant que vous tapotez doucement cette zone, vous allez répéter trois fois une phrase de préparation. Cette phrase vise à vous exposer au problème, tout en affirmant une forme d’acceptation de vous-même, malgré les émotions ressenties.

Par exemple, vous pouvez dire : « Même si j’ai eu honte le jour où j’ai vécu cet événement, je m’accepte complètement comme je suis. » Pour aller plus loin, vous pouvez enrichir cette phrase en y intégrant les éléments précis que vous avez identifiés lors de l’étape précédente : l’émotion, l’image, la sensation physique, la pensée négative et son intensité. Cela peut donner : « Même si je ressens cette émotion, cette image en lien avec cette émotion, cette sensation, cette pensée, avec une intensité de 8, je m’accepte complètement comme je suis. »

Cette étape est essentielle, car elle amorce le processus de libération émotionnelle tout en gardant une forme de bienveillance envers soi-même.

3ᵉ étape : la ronde de tapotements

Vient ensuite la fameuse ronde de tapotements, qui consiste à stimuler une série de 15 points répartis sur le corps. L’ordre précis n’est pas capital, l’essentiel est d’activer ces zones énergétiques en lien avec les méridiens.

Pourquoi 15 points ? Car il existe 12 méridiens principaux et 2 vaisseaux extraordinaires. Le 15ᵉ point s’ajoute pour compléter une routine efficace, choisie pour sa simplicité d’accès et son efficacité pratique.

Pendant que vous tapotez, vous continuez à évoquer à voix haute ou basse les éléments identifiés lors de la première étape : l’émotion, l’image, la sensation physique, la pensée négative… Ces phrases doivent rester fidèles à votre vécu. Voici quelques exemples de ce que vous pouvez dire en tapotant chaque point :

  • (1) Sommet de la tête : « Cette émotion que je vis… »
  • (2) Début des sourcils : « Cette image liée à cette émotion… »
  • (3) Coin de l’oeil (droit, gauche, ou les 2) : « Cette pensée négative que j’ai en lien avec ce blocage… »
  • (4) Sous l’oeil : « Cette sensation physique que j’associe à ce problème… »
  • (5) Sous votre nez : : « Cette émotion à telle intensité… »
  • (6) Sous la bouche : « Cette émotion persistante… »
  • (7) Au niveau de la tête des clavicules : « Cette pensée négative… »
  • (8) Sous la poitrine
  • (9) Sous le bras
  • (10 à 13) Les doigts : coin du pouce (à la base de l’ongle, côté extérieur, index, majeur, auriculaire (à la base de l’ongle, côté extérieur)
  • (14) Tranchant de la main (point karaté)
  • (15) Creux entre le métacarpe de l’auriculaire (petit doigt) et celui de l’annulaire

Comment procéder ?

Pendant cette ronde, tapotez avec douceur et rythme, environ 5 à 10 fois sur chaque point. Prenez le temps d’écouter ce qui se passe en vous. Vous pouvez faire des pauses, puis réévaluer l’intensité de l’émotion entre 0 et 10. Si besoin, vous pouvez refaire une ou plusieurs rondes, avec une ou deux mains.

Bon à savoir : Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez consulter mon article dédié aux points EFT pour visualiser et mieux comprendre leur positionnement.

EFT & émotion

Pourquoi retrouver l’émotion est essentiel ?

Pour que l’EFT soit efficace, il est indispensable de retrouver l’émotion d’origine, celle qui est au cœur du problème. Cela implique de centrer la personne sur ce qu’elle ressent, et notamment de localiser cette émotion dans le corps.

Une technique souvent utilisée consiste à fermer les yeux et à laisser remonter une sensation ou un souvenir, sans chercher à le contrôler. Le but est de retrouver le tout premier moment où cette émotion a été vécue. Cette méthode, appelée float back en anglais, est utilisée dans de nombreuses approches thérapeutiques, notamment en traumatologie.

Le saviez-vous ? Selon une étude menée par l’Université de Genève, un traumatisme peut impacter une personne sur plusieurs générations : on peut ressentir les traces émotionnelles de blessures vécues par ses parents, voire ses grands-parents. Cela montre à quel point nos émotions profondes peuvent être enfouies, mais toujours actives.

Et si je ne ressens aucune émotion ?

Certaines personnes, notamment celles ayant vécu un ou plusieurs traumatismes, peuvent se couper totalement de leurs émotions. Vous l’avez peut-être déjà observé : une personne raconte un événement difficile, mais de manière très factuelle, comme détachée de ce qu’elle raconte.

Ce mécanisme s’appelle la dissociation. C’est une forme de protection mentale, un réflexe de survie. Le problème, c’est qu’en l’absence de connexion émotionnelle, il devient très difficile de travailler avec l’EFT.

Plutôt que de forcer l’émotion, le thérapeute doit instaurer un climat de confiance, permettant à la personne de baisser ses barrières progressivement. Des phrases comme :

« Même si j’ai peur d’affronter tout ça… »
« Même si j’ai développé des barrières infranchissables… »

…vont ouvrir la voie, doucement mais sûrement, vers une reconnexion au vécu intérieur. Et si des larmes surgissent, c’est une bonne nouvelle : ce sont souvent des larmes de libération, signe que la personne revient dans son corps, reconnectée à elle-même.

A propos de l'auteur
Elsa
Je suis la créatrice du site Belle(s) sans effort. Un site pour partager toutes nos astuces, bons plans et réflexions !

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